La joie parfaite

La joie parfaite

 *Jean 15:11*  Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
Une chose est dite parfaite si elle est achevée, accomplie, aboutie… Telle est la joie du Seigneur. Il la partage avec ses enfants. C’est elle qui est mentionnée dans le fruit de l’Esprit (Gal5.22). *Elle constitue notre principale force dans ce monde (Néh8.10).*
 *Le savons-nous seulement ?*
Les chrétiens sont libérés de l’esclavage du péché et donc de l’amour du monde. Cependant, dans plusieurs assemblées et au travers de prédications, des chants chrétiens ou de prophéties, on exalte tellement de choses concernant la vie terrestre. Des choses pour la plupart semblables aux poissons, aux concombres, aux melons ou aux poireaux d’Egypte (Nbres11.5) que les israélites regrettaient pendant leur séjour dans le désert alors même qu’ils avaient été délivrés de leur vie d’esclaves dans ce pays. Ces choses changeantes, volatiles, instables, pourrissables même, peuvent-elles vraiment procurer cette joie parfaite dont parle le Seigneur ?
 *Soyez toujours joyeux (1Thess5.16) !*
Ce commandement du Seigneur est donné pour l’instant présent et non pour le futur. En dépit du fait qu’aujourd’hui comme hier, aucune génération n’est épargnée ni par les ravages du péché sous toutes ses formes, ni par les tribulations pour les chrétiens en particulier (Jean6.33).
 *Est-il possible pour les enfants de Dieu de se réjouir toujours ? Si oui, comment ?*
Nous avions bien une certaine joie avant d’être né de nouveau. Le monde nous offrait plusieurs moyens pour déclencher ou pour entretenir cette autre joie. Dieu compare ceux qui se contentent d’entretenir la joie naturelle aux bêtes (Ps49. 18-20). Cette joie est essentiellement charnelle : « Le rire peut masquer la tristesse du cœur, et la gaieté peut finir en chagrin (Pr14.13 BDS) ». *La joie naturelle est imparfaite et ne sera jamais parfaite ni éternelle.*
Tous les enfants de Dieu possèdent la *joie parfaite qui est aussi* *éternelle*. Elle est donnée uniquement à toute personne qui naît de nouveau (Jean3.3). L’on commence à l’expérimenter le jour même du salut. Elle ne peut s’acheter ni être acquise par héritage ou par une quelconque position sociale. Elle s’affranchit des réalités terrestres et permet à tout chrétien de se réjouir toujours dans ce monde pervers et méchant. *Pourvu que cela soit dans le Seigneur (Ph4.4).*
La joie parfaite vient du Saint-Esprit et ne se nourrit que des choses d’en-haut qui sont éternelles mais accessibles à tous sans condition. L’on l’entretient et la fait croître si et seulement si, de toute sa pensée, l’on tend vers les réalités d’en haut, et non vers celles qui appartiennent à la terre (Colo3.2 BDS).
 *Il s’agit pratiquement de retrouver et de demeurer dans la joie du jour du salut par une méditation jour et nuit, centrée non sur les choses de la terre, mais sur : (i) la création de Dieu, (ii) sa position d’enfant de Dieu et cohéritier de Christ, (iii) la protection de Dieu qui est acquise, (iv) les attributs de Dieu (ce qu’il est) et (v) le fait que l’on est sauvé par grâce.*
 _Deux options se présentent donc à tout chrétien._
 *_1ère* : Reconnaître qu’il possède cette joie parfaite parce qu’il est né de nouveau, l’entretenir et la faire grandir en recherchant sa réjouissance dans le Seigneur._
 *_2ème* : S’entêter à rechercher sa joie dans les réalités terrestres périssables et donc susceptibles de pâlir, de se disloquer, de s’user ou de disparaître_ .
Parce que les réalités terrestres, en plus d’être imparfaites ne sont pas également accessibles à tous, la 2ème option expose au découragement et à des comparaisons insensées qui engendrent des murmures.
 *Prière : _Seigneur je choisis de me réjouir désormais en Toi uniquement. Conduis-moi dans cette voie.*

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