Méditation du 1er juin 2021 : la Grâce et la Sainteté

2Cor12.9a : …Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement.
Heb12.14 : Faites tous vos efforts pour être en paix avec tout le monde et pour mener une vie de plus en plus sainte, sans laquelle nul ne verra Dieu.

Ma grâce te suffit. Dieu mentionne ainsi sa grâce comme suffisante pour l’apôtre Paul en dépit de l’ampleur de la mission qu’il lui confiait (Actes9.15). De l’Ancien au Nouveau Testament, la Bible ne laisse aucune alternative à son peuple : mener une vie de plus en plus sainte est incontournable pour quiconque veut voir Dieu. Vouloir voir Dieu signifiant que l’on se prépare à être enlevé au « jour du Seigneur qui viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit (1Thes5.2b) ».

La grâce et la sainteté semblent aujourd’hui semer une sorte de discorde au sein de la chrétienté ! Certains voudraient même bannir le mot « grâce » de leur milieu en réaction à la pratique des autres qui l’utilisent pour justifier leur rejet de toute discipline de vie et de tout exercice de la piété. Satan renforce cette controverse par ses attaques insidieuses sur la signification de la sainteté biblique. Il a réussi à faire croire à beaucoup qu’elle est l’opposée de la grâce. Pour tout cœur simple qui lit la Bible, la grâce et la sainteté apparaissent plutôt comme indissociables. La principale manifestation de la grâce de Dieu attendue dans la vie d’une personne telle qu’enseignée par Christ et les apôtres étant la sainteté. Parlant de cette grâce Paul écrit : « elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener dans le temps présent une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour Dieu » (Tite2.12).

Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles (Jac4.6) ; nous enseigne la Bible. L’humilité est très souvent regardée comme de la faiblesse voire la lâcheté par le monde et même certains chrétiens. La faiblesse mentionnée par Dieu dans sa réponse à Paul fait donc référence à l’humilité. Seule l’action de la grâce de Dieu en l’homme détruit le mal tapi dans son cœur à la racine et produit en lui l’humilité dont Dieu a besoin pour manifester sa gloire dans ce monde. Il n’y a absolument pas d’opposition entre vivre dans la grâce de Dieu et vivre une vie de plus en plus sainte. Dire que l’on est sauvé par la grâce et se permettre de vivre dans le péché est un mensonge aux conséquences graves et qui peuvent être irréversibles pour son éternité. Celui qui prétend vivre une vie sainte en dehors de la grâce de Dieu est tout simplement orgueilleux ; Dieu lui résiste. Une telle attitude conduit insidieusement au légalisme. La justice que Dieu accorde à celui qui reconnaît sa grâce comme suffisante lui permet de vivre une vie morale, sainte, à un niveau de respectabilité qui surpasse l’éthique de vie des religieux légalistes. Le péché n’a pas de pouvoir sur une vie placée sous la grâce (Rom6.14).

Que la grâce de Dieu soit en tout temps le sujet de notre méditation et fasse monter continuellement de nos cœurs des actions de grâces envers Dieu. Car elle est suffisante pour raffermir en permanence notre cœur et nous conduire, comme elle l’a fait pour Paul, à « servir notre Seigneur sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie » (Luc1. 74,75).

Claude Tchamda

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