Savoir attendre

Savoir attendre

2Pi3.11,12 “Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront !

La patience décrit l’aptitude d’une personne ou d’un groupe à attendre sans ne se lasser ni s’irriter, quelqu’un qui tarde à venir ou quelque chose qui tarde à se produire. Attendre signifie rester dans un lieu jusqu’à ce qu’arrive quelqu’un, quelque chose ou un évènement. Il est associé dans notre passage des Ecritures à hâter qui est un verbe d’action. Dans la Bible, attendre ne constitue pas une attitude passive ou oisive. Au contraire ! L’on ne quitte pas son poste dans la maison de Dieu, l’on travaille sans se lasser à s’équiper, à se former à travailler son caractère, pendant que l’on grandit naturellement. C’est ce que veut dire le terme : « savoir attendre ».  Le Seigneur Jésus-Christ est le parfait exemple à suivre lorsque nous attendons la réalisation des prophéties, des promesses, ou quoique ce soit de Dieu. Jésus connaissait déjà son appel à l’âge de 12 ans mais il a activement attendu encore environ 18 ans (Luc2.49-52). Le temps de croître en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.
  • Croître en sagesse : dans la connaissance de Dieu et/ou de sa Parole
  • Croître en stature : physiquement ; atteindre l’âge approprié, bref attendre de grandir
  • Croître en grâce : décrit le caractère et le comportement ; il s’agit de travailler son témoignage devant Dieu, au sein de la communauté ainsi qu’en dehors.
L’impatience est le contraire de la patience. L’on l’observe dans notre désir de voir notre « ministère » produire des « résultats », ou de voir Dieu agir dans une situation ou un besoin quelconque dans notre vie. Elle apparaît également dans notre tendance à « précipiter » la réalisation d’une ou de plusieurs de ses promesses, ou des réponses à nos prières. Elle nous pousse à prendre des raccourcis qui sont généralement des voies que Dieu n’approuve pas. De telles attitudes causent des dégâts parfois irréparables qui quelquefois n’affectent pas seulement l’individu concerné mais également sa famille, sa communauté, son pays voire une génération.
L’impatience peut rendre notre vie bien compliquée à l’exemple de Jacob (Gen25 à 31). Elle peut mettre notre prospérité en danger comme cela s’est passé pour le roi Saül (1Sam12.8-14). L’impatience peut entraîner la fuite ou la défaite devant les ennemis comme avec Moïse (Act7.23-29. L’une des principales causes du manque de patience est en réalité l’orgueil. L’orgueilleux vit dans une inquiétude permanente par rapport à son image et recherche rapidement les résultats parce qu’il se compare aux autres. Par cette attitude consciente ou inconsciente, il provoque des disputes et des querelles (Prov28.25b).   Comment nous attendons importe pour Dieu plus que ce que nous attendons, même si nous n’obtenons pas la chose promise ou ce que nous avons demandé (Heb11.13-16).

Prions donc sans cesse afin que le Saint-Esprit nous entraîne dans cet indispensable exercice d’attente de la réalisation des promesses, des prophéties, des réponses à nos prières et requêtes ou tout simplement des cadeaux-surprises de notre Père céleste.

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