L’ erreur de Goliath

Lecture

1Sam17.42 Le Philistin regarda, et lorsque aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure.

 

Introduction

Ce verset est tiré d’une histoire racontée dans la Bible et qui est très populaire. Beaucoup de gens la connaissent, y compris ceux qui ne font aucun cas de Dieu ou qui ne savent pas d’où elle est tirée. Le Philistin dans notre verset c’est Goliath. Il est dit de lui qu’il a regardé David, a vu en lui un enfant et l’a méprisé, en dépit de sa « belle figure » qu’il a remarquée. Tout le jugement de Goliath sur David provient de la réalité observable ou visible de ses yeux. La réalité est-elle la vérité ? Goliath a-t-il eu raison de mépriser David ?

Qu’elle est l’erreur de Goliath ? On apprend de ses erreurs, dit-on, mais également de celles des autres. Qu’est-ce que l’erreur de Goliath nous apprend en ce qui concerne notre marche chrétienne ainsi que nos rapports avec ce monde menaçant dont l’objectif est d’éradiquer la foi chrétienne de la terre ?

  • Qui sont les deux protagonistes de ce verset?

Goliath était un soldat de l’armée des Philistins au temps où David gardait encore le troupeau de son père. En ce temps-là il y avait régulièrement guerre entre l’armée d’Israël et ses voisins. Le chapitre 17 du livre de Samuel dans la Bible raconte une des épisodes de ces multiples guerres. Israël était en guerre contre les philistins. Les grands frères de David faisaient partie de l’armée. David n’en faisait pas partie parce qu’il était encore un enfant. Goliath par contre et selon les dire du roi d’Israël, était un homme de guerre depuis sa jeunesse.

 

1Sam17.33 Saül dit à David: Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse.

Goliath était très impressionnant à vu d’œil. Il dépassait 3 m de taille (une coudée équivaut à 0,54 m environ). Le poids de sa lance pesait 600 sicles de fer, soit environ 7 kg, sans compter le bois sur lequel il était fixé [1Sam17.4-7]. L’on peut comprendre pourquoi pendant 40 jours, nul dans l’armée d’Israël, ni un des chefs de cette armée ou même le roi n’a osé relever le défi qu’il n’a cessé de leur jeter (1Sam17.25). Tous étaient effrayés par la réalité qui se présentait devant leurs yeux.

1Sam17.8-11 Le Philistin s’arrêta; et, s’adressant aux troupes d’Israël rangées en bataille, il leur cria: Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas des esclaves de Saül? Choisissez un homme qui descende contre moi! S’il peut me battre et qu’il me tue, nous vous serons assujettis; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. Le Philistin dit encore: Je jette en ce jour un défi à l’armée d’Israël! Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin, et ils furent effrayés et saisis d’une grande crainte.

Goliath avait également raison de se moquer d’eux. En plus de ces atouts physiques et son équipement impressionnant, il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. Qu’elle art, quel tactique de combat corps à corps ne connait-il pas ? se disait-il probablement en lui-même.

1Sam17.24 A la vue de cet homme, tous ceux d’Israël s’enfuirent devant lui et furent saisis d’une grande crainte.

David quant à lui devait être un adolescent au moment de cette histoire. Le constat de Goliath sur sa figure décrit une apparence innocente, naïve voire inoffensive. Il offre de relever le défi jeté par Goliath.

Du point de vu de la réalité observable ou perceptible, le combat était sans nul doute inégal. Cette réalité n’a pas échappé au roi d’Israël lui-même. Mais coincé qu’il l’était avec toute son armée et au vu de la détermination de l’enfant, il a accepté de le laisser affronter le géant. Non sans lui demander de se revêtir de sa propre armure certainement de qualité et de performance compatibles avec sa position. David l’a essayé mais n’a pas pu se mouvoir avec car il n’en était pas accoutumé. Il s’en débarrasse au profit de celle dont il est accoutumé et qui est constituée d’un bâton, d’une gibecière de berger dans laquelle il a l’habitude de mettre des pierres, et d’une fronde. Comparez l’«armure» de David avec celle de Goliath (1Sam17.4-7).

1Sam17. 38,40 Saül fit mettre ses vêtements à David, il plaça sur sa tête un casque d’airain, et le revêtit d’une cuirasse. David ceignit l’épée de Saül par-dessus ses habits, et voulut marcher, car il n’avait pas encore essayé. Mais il dit à Saül: Je ne puis pas marcher avec cette armure, je n’y suis pas accoutumé. Et il s’en débarrassa. Il prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Puis, sa fronde à la main, il s’avança contre le Philistin.

  • L’erreur de Goliath ou la primauté de la vérité sur la réalité

L’erreur de Goliath par rapport à David est la méconnaissance de ce que la réalité peut ne pas être la vérité ; laquelle lui est supérieure.

Goliath connaissait beaucoup de choses sur la guerre, l’on ne peut en douter. La preuve est que depuis 40 jours, personne du camp d’Israël n’a osé relever le défi qu’il leur lançait. Malheureusement pour lui, la vérité était tout autre. Ce peuple contre lequel sa nation était en guerre était le peuple de Dieu. Dieu avait fait des déclarations exceptionnelles auparavant à ce peuple. Des paroles réconfortantes qui constituent en même temps une mise en garde à tous ses ennemis potentiels.

Exo14:14  L’Eternel combattra pour vous; et vous, gardez le silence.

Deut3:22  Ne les craignez point; car l’Eternel, votre Dieu, combattra lui-même pour vous.

Nom23:21 Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob, Il ne voit point d’injustice en Israël; L’Eternel, son Dieu, est avec lui, Il est son roi, l’objet de son allégresse.

L’erreur de Goliath est qu’il ne connaissait pas l’alliance que l’Eternel, le Dieu d’Abraham avait avec ce peuple. C’était cela la vérité et il l’ignorait ou bien elle lui était cachée. Peu importe son état spirituel du moment, face aux adversaires ou aux ennemis, Dieu se tient aux côtés de ce peuple. Par ailleurs, ce Dieu est Tout-puissant et souverain. Il prépare la solution ou la sortie avant l’apparition du problème ou de la situation. Il avait préparé, loin de la vue des hommes, quelqu’un qui devait le terrasser et c’est cette personne qui se tenait devant lui. David était un enfant à vu d’œil, mais un redoutable guerrier en vérité.

1Sam17.32-37 David dit à Saül: Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin! Ton serviteur ira se battre avec lui. Saül dit à David: Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse. David dit à Saül: Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant. David dit encore: L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David: Va, et que l’Eternel soit avec toi!

 

David quant à lui connaissait la vérité (1Sam17. 45-47). Il dit à Goliath: « Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée ». David ne se focalisait pas sur la réalité visible. Il était un homme constamment connecté à son Dieu : « L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Dit-il. Il savait que Dieu n’a besoin ni de l’épée ni de la lance pour sauver. Car la victoire lui appartient. David avait la conviction que Dieu a préparé la victoire et l’entrevoyait déjà par la foi avant même d’avoir combattu. Il savait que Dieu avait préparé ce moment afin que toute la terre sache qu’Israël a un Dieu.

 

  • L’erreur du monde vis-à-vis du Royaume de Dieu

Face aux menaces du monde, Jésus dit à ses disciples : « N’aie pas peur, petit troupeau ! car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume (Luc32.12) ». Comme Goliath face au peuple d’Israël, le monde jette chaque jour le défi au petit troupeau qu’est l’Eglise. Les sages de ce monde y compris des chefs religieux ont toujours souhaité et œuvrent à ce que la foi chrétienne soit éradiquée de la terre. Les moyens déployés sont indénombrables, de plus en plus subtils, puissants et violents. Moqueries, attaques idéologiques, persécutions et tortures, violences, lois iniques, tout y passe ou presque. A l’exemple de ce qui se passait au temps de Néhémie alors qu’il s’efforçait avec les autres à rebâtir les murailles de Jérusalem tombées en ruine.

Néh4:3 Tobija, l’Ammonite, était à côté de lui, et il dit: Qu’ils bâtissent seulement! Si un renard s’élance, il renversera leur muraille de pierres!

Néh4:7,8 Mais Sanballat, Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens, furent très irrités en apprenant que la réparation des murs avançait et que les brèches commençaient à se fermer. Ils se liguèrent tous ensemble pour venir attaquer Jérusalem et lui causer du dommage.

Peut-être ne le saviez vous pas ? Dans la Bible et pour son « petit troupeau », Dieu commence aussi par répondre à cette provocation permanente du monde et de ses rois par le rire et la moquerie.

Ps1.1-4 Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l’Eternel et contre son oint?   Brisons leurs liens, Délivrons-nous de leurs chaînes! Celui qui siège dans les cieux rit, Le Seigneur se moque d’eux.

Ensuite il leur parle dans sa colère avant de leur demander de recevoir instruction et de se conduire en conséquence avec  sagesse.

Ps1.5,6 et 10

5  Puis il leur parle dans sa colère, Il les épouvante dans sa fureur:

6  C’est moi qui ai oint mon roi Sur Sion, ma montagne sainte!

10 Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse! Juges de la terre, recevez instruction!

En suivant le raisonnement du roi David, l’on peut pareillement dire que le Seigneur permet toutes ces choses agréables ou non qui arrivent à son Eglise afin que toute la terre sache qu’elle a un Dieu. Avec le Nouveau Testament, j’ajoute : « et que ce Dieu est d’un amour inconditionnel et sans bornes, lent à la colère, riche en bonté, compatissant et qu’il pardonne les iniquités de tous ceux qui s’approchent de lui avec un cœur repentant dans le but d’obtenir miséricorde ». Cet appel de Dieu à tous les hommes ne présume toutefois en rien qu’il n’agira pas. Car il est écrit : « Je punirai le monde pour sa malice, Et les méchants pour leurs iniquités; Je ferai cesser l’orgueil des hautains, Et j’abattrai l’arrogance des tyrans Esaï13:11) ».

Le Seigneur Jésus avait bien averti de ce que son royaume ne cherche pas à frapper les regards. Le système du monde est basé sur la réalité visible. Ce n’est pas le cas pour le Royaume de Dieu qui est plutôt discret voire invisible. Depuis le jour de la Pentecôte, le Royaume de Dieu est bien installé dans ce monde, parce que le Saint-Esprit de Dieu est là. Il prépare le règne du Roi des rois promis à David et annoncé par les prophètes. C’est la présence du Saint-Esprit et donc du Dieu Tout-Puissant lui-même au milieu d’un rassemblement qui en fait un « bout » du Royaume de Dieu. Voilà la vérité ignorée du monde. Cette présence peut être perceptible au travers de manifestations diverses et observables par le monde, mais pas toujours.

Luc17.20,21 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Rom14:17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.

Le royaume de Dieu dont le chef n’est autre que le Seigneur Jésus-Christ n’a pas de territoire ni de limites physiques comme les autres royaumes de la terre. Tel est son chef, telle est l’Eglise : toute-puissante et éternelle. Le monde fait tout pour ne pas disparaître, cherchant même à faire porter au christianisme (cas de certains intellectuels africains) la responsabilité de ses déboires. Certes le Royaume de Dieu est en conflit permanent avec les royaumes de la terre, mais il subsistera alors que ces derniers disparaîtront. Voilà la vérité !

Dan2:44 Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.

Le combat que mène le monde contre l’Eglise est donc perdu d’avance pour lui. C’est également le cas pour celui que le méchant ou l’impie mène contre un citoyen de ce Royaume, aussi insignifiant soit-il à ses yeux. La vérité est que celui qui est né de Dieu (Jean1.13) est indestructible. Il est assis dans les lieux célestes en Jésus-Christ (Eph2.6).

Le monde reproduit vis-à-vis de l’Eglise la même erreur que Goliath face à David. Le monde lui aussi ignore la vérité alors qu’elle est absolument supérieure à la réalité. Parce que les connaissances augmentent, il méprise l’Eglise. Ces connaissances dont il se vante se limitent pourtant généralement aux réalités observables ou palpables. Dieu ayant caché la vérité (ou ces choses  selon les mots du Seigneur Jésus dans Mat11.25) à tous ceux qui se croient sages ou intelligents.

Luc 18:17  Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point.

  • L’erreur du chrétien

L’erreur que commettent la majorité d’entre nous chrétiens consiste à opposer très souvent la réalité visible ou perceptible à nos sens, à la vérité. Nous abordons en conséquence les combats ou les situations que nous rencontrons sur notre parcours avec une « armure » similaire à celle de ceux du dehors. L’exemple ci-dessous illustre cette tendance.

L’Eternel avait demandé à Moïse d’envoyer des hommes pour explorer le pays de Canaan qu’il donnait aux enfants d’Israël. Voici leur rapport à leur retour : « Et ils décrièrent devant les enfants d’Israël le pays qu’ils avaient exploré. Ils dirent: Le pays que nous avons parcouru, pour l’explorer, est un pays qui dévore ses habitants; tous ceux que nous y avons vus sont des hommes d’une haute taille;  et nous y avons vu les géants, enfants d’Anak, de la race des géants: nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles (Nbres13.32,33)». Ce rapport décourage l’assemblée :

Nombres14.1-4 Toute l’assemblée éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant la nuit. Tous les enfants d’Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute l’assemblée leur dit: Que ne sommes-nous morts dans le pays d’Égypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! Pourquoi l’Éternel nous fait-il aller dans ce pays, où nous tomberons par l’épée, où nos femmes et nos petits enfants deviendront une proie? Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Égypte? Et ils se dirent l’un à l’autre: Nommons un chef, et retournons en Égypte.

Les israélites se mettent à la place de leurs ennemis pour « se voir comme des sauterelles » ! n’est-pas ce que nous faisons aussi, nous nous mettons à la place des autres pour nous voir comme des   «ratés», « des gens venus accompagner les autres », etc.. Nous faisons peur à nous-mêmes lorsque nous nous focalisons sur la réalité observable ou nous fions à nos émotions. C’est un comportement dangereux qui nous paralyse, et nous fait courir le risque de nous rebeller contre Dieu comme les Israélites dans le désert.

C’est une erreur pour le chrétien que de vouloir utiliser la même armure ou les mêmes moyens que le monde dans les combats qu’il a à mener dans ce monde ou pour accomplir la mission que son Seigneur lui confie. Le faire conduit irrémédiablement à la désillusion et au désespoir. De même, vouloir se valoriser sur la base du système corrompu des valeurs du monde nous piège par des comparaisons insensées et nous fait prendre sur nous des fardeaux lourds à porter alors que celui du Seigneur est léger. La « théologie de la peur » ainsi que celle de la fausse prospérité qui attire plusieurs dans la chrétienté africaine en particulier me semble découler de ces attitudes.

Notre comportement et notre attitude dans ce monde reflètent-ils notre identité céleste ? La Bible affirme que celui qui est né de Dieu est assis dans les lieux célestes en Jésus-Christ (Eph2.6). A quelle autre élévation et à quelles autres richesses les chrétiens soupirent-ils tant ? Se pourrait-il qu’il existe un endroit plus élevé que les lieux célestes et des richesses plus importantes que celles qui s’y trouvent et qui sont mises à sa disposition au fur et à mesure et à sa demande (Mat7.7) ?

Le Dieu souverain et Tout-Puissant prépare pour son enfant les solutions à tout problème et toute situation plus ou moins embarrassants susceptibles de se présenter devant lui au cours de son pèlerinage terrestre ; et ceci bien avant leur survenue effective. Même au milieu des pires injustices, catastrophes ou situations d’urgence, Dieu trace une voie glorieuse pour celui qui lui fait confiance, en dépit des réalités visibles ou observables de son vécu quotidien. Il n’y a par conséquent aucune raison qui justifie le sentiment d’insécurité ou le manque de sérénité et d’assurance qui semble être le lot de plusieurs.

Ps112:7 Il ne craint point les mauvaises nouvelles; Son cœur est ferme, confiant en l’Eternel.

Esaïe 26:3  A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi.

Ps60.13,14 Donne-nous du secours contre la détresse! Le secours de l’homme n’est que vanité. Avec Dieu, nous ferons des exploits; Il écrasera nos ennemis.

David dit à Goliath : « Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée. Aujourd’hui l’Eternel te livrera entre mes mains… Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu. Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel. Et il vous livre entre nos mains. »

Il dit ces mots bien longtemps avant que le prophète Zacharie ne révèle cette importante vérité (Zach4:6) : « Alors il reprit et me dit: C’est ici la parole que l’Eternel adresse à Zorobabel: Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Eternel des armées ».

David était connecté de manière permanente avec Dieu, voilà son secret. Il a refusé d’utiliser une armure dont il n’était pas accoutumé. Paul exprime autrement dans le Nouveau Testament cette vérité que David connaissait : « Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? (Rom8:31) ». L’amour de Dieu et donc sa faveur pour son enfant est éternel. C’est cela la vérité.

Rom8:1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Rom8:28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

Rom8:39 ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.

1Cor10:13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

Les épreuves pour un enfant de Dieu constituent des rames de lancement dans la vie présente aussi bien que dans la vie future.

Jac1:3  sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience.

Jac1:4 Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.

1Pi4.12 -14 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

 

Conclusion

L’erreur de Goliath par rapport à David et qui est similaire à celle que le monde commet vis-à-vis de l’Eglise est l’ignorance d’un fait capital qui est celui-ci : la réalité peut ne pas être la vérité ; laquelle lui est supérieure. Goliath a payé de sa vie cette ignorance. Cette même ignorance fera subir le même sort au monde qui méprise les enfants de Dieu et son Royaume. A l’apôtre Pierre le Seigneur Jésus déclare : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle (Mat 16:18) ». Il a également chargé Paul de transmettre le message suivant à son Eglise : « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur (Rom12:19). » 

L’erreur du chrétien se résume en l’ignorance de la vérité sur son identité en Christ. A cause de cela, il se fie à la même armure et aux mêmes moyens que le monde dans ses combats ou pour accomplir la mission que son divin Maître lui confie. La grande majorité des Israélites n’est pas entrée dans la terre promise pour avoir choisi de se fier à la réalité et non à la vérité qui est la parole reçue de Dieu.

La vérité pour toi c’est quoi ? la réalité palpable par tes sens ou celle invisible du Royaume inébranlable et éternel de Dieu, et donc de ta citoyenneté céleste? Arrête de te voir à partir des yeux des moqueurs ou des ennemis du christianisme ! « parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi « 1Jean 5:4) ». Si tu es né de nouveau, alors tu es assis dans les lieux célestes en Jésus-Christ (Eph2.6) et disposes ainsi de tout ce qui appartient au Père selon tes besoins réels. Le sage Salomon a dit: « Il est bon que tu retiennes ceci sans laisser échapper cela ; car celui qui craint Dieu trouve une issue en toutes situations (https://bible.com/104/ecc.7.18.nbs).

 

David n’a pas commis l’erreur décrite ci-dessus qui est courante parmi les chrétiens aujourd’hui. Parce qu’il aimait Dieu, il lui était connecté. Il connaissait cette vérité qu’il avait même déjà expérimentée dans sa vie loin des regards des autres. Il se voyait comme Dieu le voyait c’est-à-dire : « appelé selon son dessein (Rom8.28)». Il «n’entrait » pas dans les yeux de Goliath pour se voir comme un enfant ou « une sauterelle ». Il considérait Goliath au travers des yeux de Dieu. Il voyait ainsi devant lui un homme qui, en dépit  de sa taille et de son impressionnant accoutrement, était sans « bouclier de protection» là où les autres voyaient un géant invincible. Non ! Goliath ne pouvait pas bénéficier de la faveur du vrai Dieu qu’il insultait ; son attitude méprisante envers son peuple appelait au contraire sur lui la vengeance de leur Père.

 

David n’a pas non plus commis l’erreur de s’accommoder des mêmes armes, des mêmes moyens ou de méthodes autres que ceux que Dieu lui a donnés ou appris et auxquels il était accoutumé. Dans leur recherche de succès, d’élévation, de percée, etc., les chrétiens participent à toute sorte de séminaires ou de formations gratuites ou payantes, sans discernement, au risque de tomber dans le piège du maître de la ruse qu’est le Diable. Un grand nombre de ces types de formation me semble pousser les chrétiens non affermis par une vie de lecture/méditation assidue de la Parole de Dieu à se comparer au monde sur la base de son système corrompu de mesure des valeurs. Le chrétien est ainsi amené à regarder non pas aux choses invisibles qui sont éternelles, mais à celles, visibles, qui sont passagères (2 Cor4:1).

Avons-nous jamais pris le temps de considérer la seule voie par excellence de réussite et de bonheur que Dieu a prescrite dans la Bible pour ses enfants et qui est simple, sûre et accessible à tous? La voici : « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, Et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu’il fait lui réussit (Ps1.1-3). La vérité pour toutes les situations de ta vie ainsi que les voies ou les conseils à suivre (Ps32.8) se trouve dans « la loi de l’Eternel » qui n’est autre que la Bible.

Jean17 :17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Choisis désormais d’opérer tes choix, d’agir et de régler de même tes sentiments non par rapport à la réalité, mais par rapport à la vérité qui lui est supérieure!

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